QUESTIONS-RÉPONSES AVEC EMILY CHUNG

COLLISION REPAIR POSE QUELQUES QUESTIONS CLÉS — VOICI CE QU’EMILY CHUNG AVAIT À DIRE

Quand Emily Chung a pris le rôle de présidente et PDG de l’Automotive Industries Association of Canada, elle a été claire: sa priorité numéro un, c’était d’écouter. Après des années comme proprio d’atelier mécanique, prof au Georgian College pis journaliste dans l’aftermarket, elle arrive avec une solide expérience du terrain.

Chung, qui est elle-même technicienne qualifiée, comprend la business à partir du plancher. Elle a géré des techs, investi dans de l’équipement, navigué les exigences de formation pis vu de ses propres yeux à quelle vitesse la techno change les exigences du métier.

Même si son background est mécanique, elle s’immerge maintenant dans la réalité collision — un monde marqué par les procédures OEM, les systèmes de sécurité avancés pis une complexité qui arrête pas d’augmenter. Dans cet échange, elle partage ce qu’elle apprend, comment elle voit le droit à la réparation évoluer pis pourquoi la techno pis la formation doivent faire partie de la discussion si on veut attirer la relève.

COLLISION REPAIR A POSÉ QUELQUES QUESTIONS ESSENTIELLES — VOICI CE QU’EMILY CHUNG AVAIT À DIRE.

DARRYL SIMMONS: T’as décrit tes premiers mois comme une période pour écouter, tester tes hypothèses pis comprendre jusqu’où les parties prenantes sont prêtes à aller. Qu’est-ce que t’as appris jusqu’ici sur le secteur collision?

EMILY CHUNG: Y’a des similarités pis des différences entre le mécanique pis la collision. Beaucoup de membres veulent une voix nationale forte. Une autre similarité, c’est que les avancées rapides en techno véhicule ont un gros impact sur comment les véhicules sont réparés. En plus de ça, l’absence de certification obligatoire dans certaines provinces crée des incohérences dans les standards pis les attentes.

C’est aussi clair que le secteur collision a plus de nuances dans la gestion client pis les relations d’affaires. Y’a des défis distincts liés au contrôle des réparations — accès à l’info, approvisionnement en pièces, paiements, respect des procédures pis satisfaction client.

Emily Chung a reçu un prix des mains du conseil d’administration de l’AARO.
Emily Chung, de CAIC, en compagnie de Tim Brown, d’ALLDATA.

DS: Le droit à la réparation est souvent présenté comme un seul enjeu, mais t’as dit que la collision le vit différemment du mécanique. En 2026, comment tu le définis, pis qu’est-ce qui doit évoluer?

EC: En 2026, ça veut encore dire un accès égal à l’info de réparation pis de diagnostic entre les OEM pis le secteur aftermarket, tout en protégeant le choix du consommateur. On demande pas de l’info gratuite ou propriétaire, mais la capacité de réparer correctement pis sécuritairement.

La discussion doit évoluer pour inclure la main-d’oeuvre. Sans accès à l’info, les shops peuvent pas former leurs techniciens, pis les écoles peuvent pas préparer les apprentis — ça empire la pénurie. Les cadres volontaires comme CASIS ont des limites importantes pis couvrent pas les véhicules plus récents, ce qui montre qu’il faut une solution législative moderne.

DS: Avoir accès à l’info OEM, ça veut pas automatiquement dire que t’es capable de réparer correctement. Comment l’AIA peut aider à naviguer entre accès à l’info, responsabilité, outils, formation pis exécution réelle?

EC: La première étape, c’est d’avoir accès à l’info OEM. Sans ça, les distinctions entre responsabilité, outils, formation pis exécution veulent rien dire. L’accès permet de comprendre les procédures, les risques pis l’équipement requis.

Mais pour bien exécuter, ça prend les bons outils, la bonne formation pis une responsabilité claire. L’AIA peut aider avec de la formation continue, du support concret pis en continuant de faire pression auprès du gouvernement pis des parties prenantes.

DS: T’as parlé de quatre piliers pour la collision dans la vision de l’AIA. Comment tu vois ça travailler ensemble pour créer de la valeur concrète?

EC: Les quatre piliers — plaidoyer, développement de la main-d’oeuvre, engagement des membres pis innovation et insight — sont tous liés. Le développement de la main-d’oeuvre améliore les compétences pis les parcours de carrière. L’engagement des membres crée du partage pis de la collaboration. L’innovation apporte des données pis une vision vers l’avant. Le plaidoyer amplifie tout ça auprès du gouvernement, des assureurs, des OEM, des éducateurs pis des consommateurs.

Ensemble, ça construit un écosystème collision plus fort, plus informé pis plus durable.

DS: Les taux de main-d’oeuvre en mécanique sont souvent plus élevés qu’en collision, même si la complexité augmente. Qu’est-ce que ça prendrait pour aller vers une parité?

EC: Suivre la complexité des véhicules pis les exigences OEM demande des investissements importants en outils, formation, équipement pis logiciels. Les tâches administratives ont aussi augmenté. Les réparateurs collision compétitionnent avec d’autres métiers pour attirer du monde.

L’industrie pourrait devoir définir un rendement minimum raisonnable pis utiliser des données pour voir si une parité est nécessaire, avant de négocier à partir d’une base financière solide.

DS: Si on regarde dans 10 ou 20 ans, qu’estce que t’aimerais que l’industrie dise de ton impact?

EC: J’aimerais qu’on dise que j’ai vraiment tenu à coeur l’industrie pis que j’ai utilisé l’association pour faire avancer concrètement le secteur collision. Qu’on a livré sur nos piliers pis donné aux shops les connaissances, les outils pis les ressources pour réussir, pis qu’on a amélioré l’alignement dans l’industrie.

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